Genèse 34 est un chapitre qui dérange. On y trouve la violence, l’injustice, le déshonneur et la vengeance. Dina, fille de Jacob et de Léa, est violée par Sichem. Ses frères, Siméon et Lévi, répondent par un massacre. Rien n’est réparé. Rien n’est apaisé. Tout est brisé.
Face à un tel récit, une question s’impose : où est Jésus dans cette histoire ? Il est là, au cœur de la souffrance. Jésus n’est pas absent des récits les plus sombres de la Bible. Il est présent auprès de ceux qui souffrent. Il voit l’injustice subie par Dina. Il voit la douleur, la honte, la colère. Et il comprend. Car Jésus connaît le déshonneur. Dès sa naissance, il est associé au scandale. Marie est enceinte avant le mariage. Joseph pense la répudier. Les regards jugent, les murmures accusent. Jésus grandit dans un contexte marqué par la suspicion et le rejet. Plus tard, il sera rejeté, insulté, humilié, frappé, crucifié.
Jésus ne regarde pas la souffrance de loin. Il y entre. Il porte nos souffrances. Dans Genèse 34, les frères de Dina choisissent la vengeance. Leur réaction est compréhensible… mais elle est destructrice. La violence engendre la violence. Le sang appelle le sang. Et au final, il n’y a ni guérison, ni paix.
C’est encore vrai aujourd’hui. La colère peut sembler juste. La vengeance peut sembler légitime. Mais elles ne restaurent rien. Elles creusent davantage les blessures. Jésus propose un autre chemin. Non pas l’ignorance du mal. Non pas le silence face à l’injustice. Mais une réponse plus profonde : la guérison par le pardon, la restauration par la grâce, la réconciliation par l’amour. À la croix, Jésus porte l’injustice sans répondre par la violence. Il absorbe le mal au lieu de le renvoyer. Il ouvre un chemin là où tout semblait fermé. Voilà la vraie réponse à Genèse 34.
Là où l’homme produit la destruction, Jésus apporte la restauration. Là où il y a le déshonneur, il redonne la dignité. Là où il y a la souffrance, il se rend présent.
Peut-être que, comme Dina, vous avez connu l’injustice, la blessure ou la honte. Peut-être que, comme ses frères, vous portez en vous de la colère ou un désir de revanche. Jésus vous rejoint là, exactement là. Il ne minimise pas votre douleur. Mais il ne vous laisse pas non plus prisonnier de la vengeance. Il vous invite à recevoir sa guérison. Une guérison réelle. Profonde. Transformante.
Alors la question devient personnelle : Allez-vous répondre à la souffrance par la fermeture… ou par la guérison que Jésus offre ? Allez-vous rester dans la colère… ou entrer dans la liberté du pardon ? Jésus est présent dans la souffrance. Et là où il est présent, l’espoir renaît.