L'Éternel est mon Berger

Publié le 18 mai 2026 à 11:49

Lorsque nous lisons le Livre des Psaumes, où David écrit : « L’Éternel est mon berger », nous pourrions penser qu’il puisait son inspiration dans sa propre expérience de berger. Pourtant, David n’était pas le premier à appeler Dieu son Berger. En réalité, il s’inspirait probablement des paroles de Jacob qui, à la fin de sa vie, dit aux fils de Joseph :

« Que le Dieu devant lequel ont marché mon grand-père Abraham et mon père Isaac,
le Dieu qui a été mon berger tout au long de ma vie jusqu’à ce jour,
l’Ange qui m’a délivré de tout mal bénisse ces garçons ! »
— Genèse 48.15-16

Dans ces versets, nous assistons à la fin de la vie de Jacob. Alors que son heure approche, il demande à Joseph d’amener ses deux fils, Éphraïm et Manassé, afin de recevoir sa bénédiction. Cette scène illustre magnifiquement l’amour paternel, tout en préfigurant profondément la Trinité. Jacob bénit ses petits-fils en évoquant le Père, le Fils et le Saint-Esprit, offrant ainsi un moment remarquable où l’œuvre du Dieu trinitaire apparaît dans toute son unité.

Cette bénédiction préfigure non seulement le Messie Jésus, mais elle révèle aussi l’unité et l’œuvre commune du Dieu trinitaire à travers tout l’Ancien Testament, ainsi que son action continue dans la vie de son peuple.

En bénissant Éphraïm et Manassé, Jacob prononce sur eux une bénédiction puissante et prophétique.

Cette bénédiction annonce non seulement l’avenir d’Éphraïm et de Manassé, mais aussi celui du peuple de Dieu, Israël, et finalement celui du monde entier, par le Messie qui viendra de la lignée de Jacob.

Dans Livre de l’Apocalypse, nous voyons les 144 000 des tribus d’Israël scellés dans le plan ultime de rédemption de Dieu pour Israël et pour le monde. Ce plan commence déjà à se dessiner dans cette bénédiction. En Jésus-Christ, Juifs et non-Juifs sont accueillis ensemble dans la famille de l’alliance de Dieu.

Jacob avait traversé de nombreuses vallées obscures, souvent assombries par ses propres tromperies. Pourtant, à la fin de sa vie, il pouvait regarder en arrière et se réjouir de ce que le Seigneur avait été son Berger, le poursuivant comme une brebis perdue, subvenant à ses besoins et prenant soin de lui.

David, lui aussi, vivait dans un monde rempli de vallées obscures et d’ennemis redoutables. Dans le Psaume 23, David affirme que, comme Jacob, il s’est retrouvé dans de sombres vallées et y a découvert que le Seigneur était son Berger.

Mais si Jacob et David avaient déjà expérimenté la présence du Seigneur comme leur Berger, les protégeant et prenant soin d’eux, une révélation encore plus grande de Dieu comme Berger allait être manifestée.

En Jésus, nous découvrons la nature sacrificielle du « bon berger » qui « donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10.11). En Jésus, nous voyons l’œuvre continue du « grand Berger des brebis » qui « vous équipera de tout ce qui est nécessaire pour accomplir sa volonté » et « produira en vous tout ce qui est bon et agréable à son cœur » (Hébreux 13.20-21).

En Jésus, nous découvrons également la générosité de notre grand Berger, de qui nous recevrons « la couronne incorruptible de gloire » (1 Pierre 5.4).

Nous reconnaissons enfin la grandeur de notre Berger : « l’Agneau qui semblait avoir été immolé », l’Agneau qui siège sur le trône et qui nous abrite afin que nous n’ayons plus jamais faim, ni soif, ni à souffrir de la chaleur accablante du soleil.

« Car l’Agneau qui est au milieu du trône sera leur Berger. »
— Apocalypse 7.17

De même que Jacob reconnaissait Dieu comme son Berger, comment percevez-vous aujourd’hui la direction du Saint-Esprit dans votre propre vie ? Quel impact cela a-t-il sur votre relation avec Dieu ?

Comment le rôle de Jésus comme Libérateur fait-il écho au récit de Jacob concernant l’Ange qui l’a délivré ? Dans quels domaines de votre vie pouvez-vous davantage faire confiance à Jésus comme votre Libérateur ?