L'Époux

Publié le 19 avril 2026 à 14:41

Si Isaac, le fils de la promesse, devait engendrer une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, il lui fallait une épouse — et pas n’importe laquelle.

Elle devait appartenir à une famille fidèle à Dieu, et non être cananéenne, de peur qu’elle ne l’éloigne de Lui. Elle devait aussi être disposée à quitter sa famille pour s’attacher à Isaac. Le serviteur d’Abraham savait que Dieu avait choisi une épouse pour lui ; il se tint donc près d’un puits, attendant de discerner ce choix.

« Avant qu’il ait fini de prier, voici qu’apparut une jeune femme nommée Rébecca, portant sa cruche sur l’épaule. Elle était la fille de Bethuel, fils de Nahor, frère d’Abraham, et de Milca, sa femme. La jeune fille était très belle ; elle était vierge, et aucun homme ne l’avait connue » (Genèse 24.15-16).

Par sa beauté, sa pureté et son élection, Rébecca est une image qui nous dirige vers l’épouse du Christ, l'Église, dont nous faisons partie. Et pourtant, lorsque nous nous regardons, nous savons que nous ne sommes pas de la bonne famille : nous sommes nés enfants du monde. Nous sommes loin d'être parfaits et purs...en fait, nous sommes l'inverse.  Et nous ne sommes pas non plus aussi disponibles et hospitaliers que Rébecca envers le serviteur d’Abraham, mais souvent absorbés par nos propres besoins et désirs.

Alors, comment Rébecca peut-elle représenter l’épouse du Christ, son Église ?

Pour le comprendre, tournons-nous vers une autre rencontre, près d’un autre puits. Jésus se rendit en Samarie, où se trouvait une femme qui, elle non plus, n’était pas de la « bonne famille », mais d’origine métissée. Elle incarnait précisément ce qu’Abraham avait voulu éviter : un peuple éloigné de la fidélité et de la pureté. En effet, cette femme avait eu cinq maris et vivait avec un homme qui n’était pas son époux (Jean 4.1-29).

Jésus lui demanda à boire, tout comme le serviteur d’Abraham l’avait fait avec Rébecca. Mais, contrairement à elle, cette femme hésita — non par manque d’hospitalité, mais parce qu’elle se savait indigne d’une telle rencontre.

Et pourtant, Jésus vint à elle — femme rejetée, brisée, marquée par le péché — et il se révéla à elle. Il vint alors qu’elle n’avait rien à lui offrir, et il lui donna, lui, l’eau vive, celle qui jaillit en vie éternelle.

Ainsi, l’épouse du Christ n’est pas choisie pour sa perfection, mais transformée par l’amour de l’Époux

La réponse de Rébecca à la question : « Veux-tu y aller ? » résonne comme un appel personnel adressé à chacun de nous. Dans le silence de votre cœur, avez-vous répondu à cet appel à suivre Jésus ? Et qu’est-ce que cela signifie, pour vous, de marcher à sa suite comme son épouse, attachée à lui, confiante et entièrement donnée ?