Toujours par la Foi...

Publié le 12 avril 2026 à 16:21

Que la justice vienne de la foi est évident dès les premières pages de la Bible, bien avant Abram. Déjà, dans la première famille, l’offrande d’Abel révèle cette vérité. Il est écrit : « C’est par la foi qu’Abel a offert à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn » (Hébreux 11.4). Son offrande témoigne de sa justice aux yeux de Dieu.

De même, la foi d’Énoch, qui fut agréable à Dieu, reposait sur cette conviction fondamentale : « il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe » (Hébreux 11.6).

La première mention explicite du mot « juste » (tsadiq) apparaît avec Noé : « Noé était un homme juste » (Genèse 6.9). Pourtant, sa justice ne provenait pas de sa perfection — car il était loin d’être parfait — mais, comme le souligne l’épître aux Hébreux : « c’est par la foi que Noé… devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi » (Hébreux 11.7).

Ainsi, la justice qui vient de la foi — c’est-à-dire la confiance en la parole de Dieu — n’était pas une idée nouvelle lorsque Dieu appela Abram. Cependant, c’est dans son histoire que cette vérité est formulée avec une clarté particulière : « Abram crut en l’Éternel, et cela lui fut compté comme justice » (Genèse 15.6).

Abram n’est pas présenté comme un homme ayant accumulé des œuvres justes. L’Écriture ne cache pas ses faiblesses. Pourtant, face à la promesse de Dieu, il choisit de croire. Il prit Dieu au mot.

Sa foi était une conviction profonde que Dieu accomplirait ce qu’il avait promis, quelles que soient les circonstances. Ce qu’Abram ne percevait peut-être pas pleinement, c’est que cette promesse trouvait son accomplissement ultime dans le Sauveur à venir. Toutes les promesses de l’Ancien Testament convergent vers cette réalité : le salut offert à toute l’humanité.

Abram ne connaissait pas encore clairement la personne de Jésus ni la manière dont il viendrait, mais Jésus était déjà, en quelque sorte, l’objet invisible de sa foi. Comme l’écrit Paul : « Toutes les promesses de Dieu trouvent leur “oui” en lui » (2 Corinthiens 1.20).

L’auteur de l’épître aux Hébreux résume ainsi la foi des croyants de l’Ancien Testament : « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir reçu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin » (Hébreux 11.13).

Ils ne voyaient pas encore clairement, mais ils croyaient. Ils ont vécu — et sont morts — dans une confiance profonde envers Celui qu’ils ne pouvaient pas encore voir.