Il est facile de lire le livre de Nahum et de n’y voir que des ténèbres. L’ombre menaçante de l’empire assyrien planait sur le peuple de Dieu. Israël, le royaume frère de Juda au nord, était déjà tombé entre les mains des Assyriens, et Juda faisait face au même ennemi impitoyable.
C’est au cœur de cette noirceur et de ce désespoir que Dieu envoya son prophète Nahum, un nom qui signifie « consolation ». Et c’est précisément ce que sa prophétie apporta à Juda : l’assurance que ses oppresseurs seraient totalement détruits. À travers ses oracles puissants et irrévocables contre l’Assyrie, Nahum rappelait au peuple que, même si le jugement semblait tarder, Dieu n’avait ni oublié ni abandonné les siens.
Cette prophétie s’accomplit lorsque Ninive fut détruite en 612 avant J.-C., marquant la chute définitive du grand empire assyrien. La ville ne fut jamais reconstruite. L’Assyrie disparut de l’histoire. Cet accomplissement nous rappelle avec force qu’un jour tous les ennemis de Dieu seront définitivement vaincus et ne feront plus jamais souffrir son peuple.
Mais au milieu des annonces de jugement brille une parole extraordinaire, une véritable lumière dans les ténèbres :
« Voici sur les montagnes les pas du messager qui annonce la paix, du messager de bonnes nouvelles ! » (Nahum 1.15)
Qui est ce messager ? Et quelle est cette bonne nouvelle ?
Dans le livre des Actes, Pierre nous donne la réponse :
« Voici la Bonne Nouvelle annoncée aux Israélites : la paix avec Dieu par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous… C’est lui que Dieu a établi juge des vivants et des morts… Tous les prophètes rendent de lui ce témoignage : quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. » (Actes 10.36, 42-43)
La bonne nouvelle annoncée par Nahum ne concernait pas seulement la chute de Ninive. Elle annonçait déjà quelque chose de plus grand : le Dieu qui juge offre aussi un refuge. Celui qui vient comme juge est aussi le Messager de paix.
Jésus-Christ a porté sur lui la colère que nous méritions. Ainsi, ceux qui croient en lui n’ont plus à craindre le jugement de Dieu. Voilà la véritable consolation.
Quand tout semble sombre autour de moi, est-ce que je crois encore que Dieu agit et qu’il rendra justice en son temps ?
Est-ce que je vois Jésus seulement comme juge… ou aussi comme le Messager de paix venu porter mon jugement à ma place ?
Quelle “bonne nouvelle” est-ce que j’annonce le plus par ma vie : la peur, le découragement… ou la paix de Dieu ?