Nous sommes dans Jean 11, là où Jésus accomplit le miracle incroyable de la résurrection de Lazare. C’est une histoire puissante. Mais au cœur de ce récit se trouvent deux versets que nous ne devrions pas manquer — parce qu’ils révèlent presque un commandement pour les croyants. Mieux encore, ils montrent ce que l’Église est appelée à être.
Au verset 43, Jésus dit : « Lazare, sors de là !»
Et Lazare sort. Nous connaissons l’histoire. Mais le verset 44 est tout aussi important :
44 Et voici que le mort sortit du tombeau : il avait les pieds et les mains entourés de bandes de lin, le visage recouvert d’un linge. Jésus dit à ceux qui étaient là : Déliez-le de ces bandes et laissez-le aller !
Arrêtons-nous ici. Jésus implique d’autres personnes dans ce miracle. Ils n’ont pas ressuscité Lazare. Toi et moi, nous ne pouvons donner la vie à personne. Seul Jésus le peut. Mais Jésus donne une responsabilité à ceux qui sont autour : « Déliez-le. »
Lazare est vivant… mais encore lié. Il marche… mais encore entravé. Et c’est là que l’Église entre en jeu. Notre rôle n’est pas de donner la vie — Jésus s’en charge. Notre rôle, c’est d’aider à enlever les bandelettes. D’aider les autres à se libérer de ce qui les retient encore. Combien de fois voyons-nous quelqu’un venir à Christ… puis retomber ? Et que fait l’Église ? Certains jugent. Certains critiquent. Certains disent : « Je le savais. » Mais Jésus ne dit pas : « Regardez comme il est encore sale. » Il dit : « Aidez-le. »
Quelqu’un peut être sorti du tombeau…
et pourtant encore sentir le tombeau.
Encore penser comme avant.
Encore agir comme avant.
Et c’est normal parce qu’il apprend à marcher dans la liberté.
Notre appel est clair :
- Encourager
- Aimer
- Faire grâce
- Être présents pour eux
Quand quelqu’un tombe, notre réaction ne devrait pas être de nous éloigner… mais de nous approcher. De dire : « Je suis là. Laisse-moi t’aider. » Au lieu d’ajouter du poids, nous sommes appelés à en enlever.
Pourquoi cela n’arrive-t-il pas toujours ?
Parce que beaucoup de croyants sont eux-mêmes encore liés. Ils sont sortis du tombeau…mais portent encore leurs bandelettes. Et quelqu’un ne les a jamais aidés à les enlever. C’est pour cela qu’il est vital de marcher avec des personnes libres. Car les personnes libres aident les autres à devenir libres. Nous ne pouvons pas leur donner la vie. Mais nous pouvons les aider à marcher dans la liberté avec amour et patience.
Peut-être que je vais enlever une bandelette de votre épaule. Et vous, vous m’aiderez à me libérer de ce qui entrave ma marche.
C’est ça, l’Église. Pas un lieu de jugement. Un lieu de libération.
Jésus est celui qui appelle hors du tombeau. Mais il nous appelle, nous, à délier. « Déliez-le et laissez-le aller. »
C’est plus qu’un détail dans l’histoire de Lazare.
C’est une mission.