Bien avant la naissance de Jacob et d’Ésaü, le Seigneur avait annoncé à Rébecca la présence de deux fils dans son sein : « L’aîné servira le plus jeune » (Genèse 25.23). Dès le commencement, Dieu révélait que ces deux enfants ne suivraient pas la tradition, selon laquelle le premier-né reçoit un statut privilégié, avec une plus grande part d’héritage et d’honneur.
Pourtant, Isaac sembla s’opposer à cette parole. Ésaü, né le premier, était un chasseur habile, un homme des champs — le préféré de son père — tandis que Jacob était un homme tranquille, demeurant sous les tentes — le préféré de sa mère.
Lorsque vint le moment pour Isaac de donner la bénédiction du premier-né, il était déterminé à la transmettre à Ésaü. Mais Rébecca surprit une conversation entre Isaac et son fils, que celui-ci envoyait chasser afin de préparer un repas avant la bénédiction. Elle envoya alors Jacob, déguisé en Ésaü, auprès de son père devenu aveugle. Jacob hésita, craignant d’être maudit au lieu d’être béni, mais Rébecca insista : « Que la malédiction retombe sur moi, mon fils ! » (Genèse 27.13).
Jacob entra donc et dit : « Je suis Ésaü, ton fils aîné » (Genèse 27.19), et il trompa son père. Ainsi, Jacob reçut la bénédiction qu’il désirait ardemment. Celui qui n’était pas le premier-né — celui que Dieu avait choisi avant même sa naissance — reçut la bénédiction du premier-né.
Jésus est le véritable premier-né vers lequel Jacob pointe. « Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création » (Colossiens 1.15). De toute éternité, Jésus était aimé du Père et jouissait de la bénédiction du premier-né. Mais à la croix, il a renoncé à ce privilège et a volontairement porté la malédiction. Il a accompli ce que Rébecca avait seulement évoqué en disant : « Que la malédiction retombe sur moi ! »
Jésus s’est revêtu de notre humanité pour nous ressembler, vivre parmi nous et mourir pour nous. Par lui, nous sommes appelés à être transformés, à revêtir un jour des corps glorifiés comme le sien, et à recevoir la bénédiction qui lui appartient. Il nous a faits membres de « l’Église des premiers-nés, dont les noms sont inscrits dans les cieux » (Hébreux 12.23).
Merci, Jésus ! Me voici dans ta famille — une famille composée de premiers-nés. Le Père m’aime comme son premier-né et m’a donné l’héritage qui lui est réservé. Tu as porté la malédiction afin que nous recevions la bénédiction.
De quelles manières avez-vous expérimenté la bénédiction de Dieu dans votre vie? Comment pouvez-vous être une source de bénédiction pour les autres?