L'Alpha-Omega de la Genèse (BERESHIT en hébreu)
La Bible commence par ces mots :
« Genèse 1.1 (S21): Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. »
Ces paroles constituent les premiers indices de l’existence du Dieu d’Israël : un seul Dieu, qui se révèle en plusieurs personnes, dont l’une est le Fils éternel de Dieu, Jésus (Yeshua en hébreu), le Messie.
Qui est ce « Dieu » qui a créé le ciel et la terre ? L’Évangile selon Jean (Yochanan en hébreu), dans la Nouveau Testament, commence également par « Au commencement ». Il déclare :
Jean 1.1–3 (S21): 1 Au commencement, la Parole existait déjà. La Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu. 2Elle était au commencement avec Dieu. 3Tout a été fait par elle et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.
Remarquons que Jean affirme que le Messie est le Créateur, qu’il est avec Dieu, et qu’il est Dieu. Cela dépasse l’entendement humain. Comment le Messie peut-il être « avec Dieu » tout en étant lui-même Dieu ?
Depuis le premier siècle, les chrétiens croient en la Trinité : un seul Dieu en trois Personnes. Chacune des Personnes est pleinement Dieu : Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit. Elles sont distinctes, mais non séparées, agissant parfaitement ensemble comme un seul Dieu. Ce mystère dépasse notre compréhension. En effet, si Dieu pouvait être entièrement compris par notre esprit limité, il ne serait ni infini ni tout-puissant.
Le mot hébreu traduit par « Dieu » dans Genèse 1:1 est « Elohim. Il s’agit d’un terme particulier. Bien qu’il soit de forme plurielle, il est utilisé avec des verbes au singulier pour désigner le Dieu unique. Cela suggère une richesse et une complexité dans l’unité de Dieu.
Le mot « Eloah » (forme singulière) désigne Dieu comme l’Être suprême et Créateur. Il est d’ailleurs lié au mot arabe « Allah », qui signifie également « Dieu ». Toutefois, la révélation biblique présente Dieu comme unique, tout en laissant entrevoir une pluralité dans son être.
En Genèse 1:26, Dieu dit :
«Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance! Qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.»
Pourquoi ce pluriel ? Les chrétiens y voient une indication de cette pluralité en Dieu : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, unis dans une parfaite unité.
Une autre observation intéressante se trouve dans le texte hébreu de Genèse 1:1.
בראשית ברא אלהים את השמים ואת הארץ׃
Après le mot « Elohim », apparaissent deux lettres hébraïques : « Aleph » et « Tav ». Ces lettres, la première et la dernière de l’alphabet hébreu, ne sont pas traduites en français.
Dans la Nouvelle Alliance, Jésus est appelé « l’Alpha et l’Oméga », la première et la dernière lettre de l’alphabet grec. Il déclare :
Apocalypse 22.13 (S21): 13Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.
Ce parallèle entre « Aleph-Tav » et « Alpha-Oméga » est souvent compris par les chrétiens comme une image du Messie : celui qui est le commencement et la fin, le Créateur et le Sauveur.
Ainsi, dès les premiers mots de la Genèse, les croyants discernent une révélation profonde : le Dieu unique, Créateur de l’univers, se révèle pleinement en Jésus le Messie.
Pour un nouvel aperçu du Messie dans l'Ancienne Alliance, passons au chapitre 3. Ce chapitre relate comment Satan a réussi à tenter Ève en lui faisant manger le fruit de l'arbre dont Dieu leur avait interdit de manger. Non seulement Ève en a mangé, mais elle en a aussi donné à Adam. C'est le récit de la première victoire de Satan et la prédiction de sa perte.
Au chapitre 3, Dieu a réuni Satan (le serpent), Adam et Ève, et a prononcé des paroles prophétiques. Il a dit :
Genèse 3.15 (S21): “ 15Je mettrai l’hostilité entre toi (Satan) et la femme, entre ta descendance et sa descendance: celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon.»
À cause de l'acte de Satan, Dieu a prononcé une malédiction prophétique contre lui. En français, le mot « descendance » peut être employé au singulier (une seule) ou au pluriel (plusieurs). Ce n'est pas le cas en hébreu. En hébreu, il est question des « descendances » de Satan (au pluriel), mais de la « descendance » de la femme (au singulier).
C’est ce qui s’est produit lorsque le Messie a souffert sur la Croix, sur l’Arbre du sacrifice, mourant pour l’expiation de son peuple, puis ressuscitant victorieux. Le Messie a porté le coup fatal à Satan. Son destin est scellé. Les anciens rabbins juifs ont toujours cru qu’il s’agissait d’une prophétie messianique, bien que la plupart des rabbins modernes aient nié ce lien. Jésus, le Messie, a écrasé la tête du serpent!
Remarquons plusieurs points concernant cet événement. Premièrement, Satan est sous le coup d’une malédiction qui a entraîné sa défaite et qui finira par causer sa perte.
Deuxièmement, le Rédempteur souffrira lors de cette épreuve rédemptrice, mais il en sortira victorieux.
Troisièmement, nous avons ici la toute première prophétie des Écritures annonçant que le Rédempteur, ou Messie, naîtra d’une vierge. Chaque être humain ayant jamais vécu est né d’une femme vierge au moment de la conception. La semence du père féconde l'ovule de la mère, et un enfant naît. Mais ce Rédempteur naîtra miraculeusement “de la semence” de la femme.
Dans le chapitre 4 de la Genèse, nous trouvons le début de la généalogie du Messie promis et les tentatives de Satan pour l'anéantir et empêcher sa venue au sein de l'humanité.
Adam et Ève eurent deux fils. L'un suivit Dieu ; l'autre non. Caïn, celui qui ne suivit pas Dieu, assassina son frère Abel, celui qui lui avait obéi. Ce fut la première d'une longue série de tentatives de Satan pour effacer la lignée par laquelle le Messie devait naître.
Cependant, Satan se trompa. Dieu n'avait pas prévu de faire venir son Rédempteur par Abel, mais par un troisième fils qui n'était pas encore né : Seth.
La dernière phrase du chapitre 4 de la Genèse indique que c'est à l'époque de Seth que « les hommes commencèrent à invoquer le nom de l'Éternel » (Genèse 4:26b NAS). La traduction de la New Jewish Publication Society dit :
Genèse 4.26 (S21): C’est alors que l’on commença à faire appel au nom de l’Eternel.
Il est possible aussi qu'Adam et Ève aient pensé que Seth serait le « Rédempteur » qui vaincrait Satan et rétablirait la justice sur la terre. Les Écritures disent : « Adam connut de nouveau sa femme, et elle enfanta un fils » (Genèse 4:25a NAS). Cette expression « enfanta un fils » pourrait littéralement se traduire par « enfanta un homme — l'Éternel ».
La lignée de Seth se poursuivit jusqu'à un homme nommé Abraham, que Dieu appela d'Ur en Chaldée et à qui il dit de se rendre dans un pays qu'il lui montrerait. Dieu promit de faire de lui une grande nation, et le Messie promis, le Rédempteur, viendrait par Abraham.